lundi 7 septembre 2020

Amateur professionnel ou professionnel amateur?

 Le bonheur est la motivation

 7 Septembre

Irréprochable ? Qui peut l’être ?

Performant ? Attentif ? Ordonné ?

Poli ? Courtois ?

Tant de choses mais qui peut s’y tenir ?

Qui peut s’y engager, s’y conformer tout le temps ?

Personne mais chacun

Peut s’améliorer et faire de son mieux

Il faut cultiver la confiance

Et ajouter de nouvelles cordes

A ton arc

L’amateur professionnel, le professionnel amateur

Avant tout, je vous raconte une petite histoire. Il y a bien des années, jeune instituteur maternel, je faisais vibrer au maximum les cordes de mon arc : peinture, conte, théâtre, jeux, chant…etc…. C’est ainsi que de fil en aiguille et de corde en guitare, entourés par deux amis musiciens, l’un amateur, l’autre professionnel, je me lançai dans la chanson pour enfants et fis, avec beaucoup de bonheur, la rencontre des chanteurs qui à l’époque traçaient les premiers sillons de la chanson belge pour le jeune public, certains étaient déjà très chevronnés , d’autres débutants mais très prometteurs comme mon ami André Borbé. D’autres étaient des compositeurs et certains comme moi étaient aussi des animateurs désireux de voir les enfants accéder au plaisir de la création et du chant.

Il y avait évidemment une différence très palpable entre ceux qui décrochaient déjà de nombreux contrats et ceux qui ramaient encore, espérant percer via l’un ou l’autre concours ou l’une ou l’autre opportunité. En résumé, on devinait clairement la frontière entre les professionnels qui vivaient de leur passion et les amateurs qui nourrissaient cette passion en se nourrissant via une profession assurée et c’était mon cas.

Je fis ainsi la connaissance de ces personnes toutes très sympathiques même si certaines me paraissaient tout de même quelque peu imbues sans doute grisées par le succès et les prémices de la renommée. L’un d’entre eux allait m’amuser énormément car en modestie bien déguisée, il se rangeait clairement du côté des amateurs expliquant que son objectif n’était pas de devenir professionnel mais de continuer à explorer l’univers de l’animation en bon amateur. Quelques mois plus tard, lors d’une excursion artistique à la capitale en compagnie de mes petits élèves, nous allions ravis découvrir différents spectacles dont celui de Christian Merveille. Et voilà qu’en cours de journée, nous découvrons aussi les prestations des Jeunesses Musicales et sur scène pour quelques instants, je reconnais notre ami amateur qui venait sans doute de décrocher son premier contrat professionnel ou qui accompagnait une jeune lauréate de concours de l’année. Il me snoba royalement moi, le petit instituteur qui dans son domaine restait un amateur. Je découvris ainsi que l’univers artistique pouvait abriter d’étranges personnes !

Peu de temps après, j’allais m’inscrire à la SABAM réussissant sans difficultés l’examen d’entrée qui consistait à écrire une chanson selon des règles précises. Je pus déposer ainsi mes premières créations. Quelques années plus tard, j’allais faire de même avec la SACD en déposant mes créations théâtrales mais malgré le succès de certaines pièces, je demeurais amateur tant que l’une d’entre elles ne serait pas portée sur scène par une compagnie professionnelle. Or, je touchais des droits d’auteur et répondais même à des demandes d’adaptation. Dans l’univers théâtral, je devins professionnel indépendant via l’animation et l’écriture ! J’allais vivre des tas d’aventures et des tas de projets tellement chouettes en réalisant que les personnes qui allaient me nourrir au sens propre comme au sens figuré se foutaient pas mal de connaître mon parcours. La confiance était là et surtout énormément de bonheur au bout de chaque expérience.

Le plus drôle aujourd’hui c’est que près de trente-cinq ans plus tard, le hasard ou le destin vont me faire basculer dans la reconnaissance professionnelle et ce, via les retrouvailles avec un jeune talent qui m’honore de sa confiance autant que je l’ai gratifié de la mienne.

Quoi qu’il en soit, même si le professionnel va certainement se voir ouvrir de nouvelles portes, je reste un amateur professionnel car Aimer est mon moteur et la patience aura été le meilleur des carburants !

dimanche 6 septembre 2020

Nini la chance est entrée dans l'Histoire de son beau livre!

 


Le bonheur est la motivation


6 Septembre


Dans ce microcosme qu’est ta classe

Réalise que tu as un rôle à tenir

L’élève qu’on remarque n’est pas toujours

Le héros de l’histoire

A toi de voir quelle trace tu souhaites laisser

Tout en sachant que le film scolaire

Ne se tourne pas qu’avec des figurants


Nini la chance est entrée dans l'Histoire de son beau livre !

Nini La Chance, on m'a toujours appelée comme ça.
Ma veine à moi, c'est d'prendre la vie, comme elle va.
Nini La Chance, Nini La Chance.

Quoi qu'il m'arrive je me dis, c'était écrit.
Et que ce soit sous le soleil ou sous la pluie
Je suis ma route avec mon petit grain d'folie.
Nini La Chance, Nini La Chance.
La vie est belle quand on y croit comme moi.

Annie Cordy ou Léonie Cooreman avait pour devise «  la passion fait la force ». C'est ce que je retiendrai d'elle ! Quelle femme passionnée  et passionnante qui a cru spontanément mais aussi parfois avec l'assurance de ses proches et amis en sa destinée.

Elle symbolise parfaitement mon message aux jeunes:" le bonheur est la motivation!" Quelle femme passionnée et motivante!

Au théatre, je l'associais facilement à des personnalités comme Christiane Lenain. Il faut dire que c'était l'époque ou la télévision diffusait souvent des pièces qui me faisaient bien rire avec les inoubliables Serge Michel et Jean-Pierre Loriot !

Jamais vulgaire, jamais imbue, jamais dupe, Annie Cordy a touché tous les publics et certainement tous les petits de l'école maternelle qu'elle anima avec ses succès incontournables qui firent les jours heureux des fancy-fairs à la fraise comme le chante Souchon. Artiste accomplie, elle a enregistré plus de 700 chansons et rencontré son public dans des milliers de galas mais aussi des dizaines de films.

Annie Cordy personnifie la passion, le dynamisme, le franc parler et surtout l'amour de son prochain. Ne soyons pas dupes, une telle carrière a demandé certainement beaucoup de sacrifices et un immense respect de soi, une hygiène de vie des plus réfléchies et elle n'efface pas les jours difficiles que cette artiste aura connus.

Touchés par une énorme perte, une énorme tristesse, certains états instaurent des jours de deuil national. Pour Annie, l'état belge devrait instaurer un jour de fête nationale pour que chacun se souvienne que les sourires sont une force ! Que la Joie de vivre ouvre tant de belles portes ! A sa façon, Annie Cordy aura été une reine pour tous les belges et c'est sa belge attitude qui a renforcé notre belgitude.

Ma maman qui avait sans doute exploité bon nombre de ses succès à l'école maternelle, chantait encore facilement Aznavour et Annie Cordy lors de ses derniers jours au home. L'optimisme et surtout la positive attitude ont construit cette star.

Elle était bienveillante et pleine d'attention pour tous. On a tous, parfois malgré nous, un peu d'Annie Cordy en nous. Un peu coquine comme cette bonne du curé, pas mal folle en Frida oum papa, pas mal famille en Tata Yoyo, pas mal enfant en Cho Ka kao et tellement touchante dans ses chansons qui à la fois vous amusent et à la fois vous touchent comme :

Ça ira mieux demain
Ça ira mieux demain
Comme tout finira bien
Il faut profiter du jour qui vient

Quand le jour paraît, j'ouvre les volets
Pour voir le soleil dans le grand ciel bleu
Tant mieux s'il est là mais s'il n'y est pas
Je me fais mon soleil même quand il pleut
J'ai le coeur léger quelque soit la saison
Quand je chante ma chanson

Salut Madame Cordy ! Adieu Madame Cooreman ! Sans le savoir, même votre envol nous fait du bien car il efface la grisaille du présent, celle qui masque tous les sourires ! Au paradis, il y a longtemps qu'ils ont trouvé tous les vaccins mais certainement aucun contre le rire et là, ils doivent se réjouir ! Ca va bien ambiancer là-haut ! Chaque arc-en-ciel me fera penser à vous !

samedi 5 septembre 2020

Un cheminement comme une récolte

 


Le bonheur est la motivation

5 Septembre


A ce que je sache,

Ce ne sont pas des adolescents

Qui anéantissent petit à petit notre planète,

Ce ne sont pas des adolescents

Qui provoquent les guerres,

Les famines, les misérables inégalités

Mais le monde de demain leur appartient

Et tu en fais partie

Autant que les espèces

En voie de disparition


Un cheminement comme une récolte

Le temps de confinement demeurera comme un long temps de pause qui m’aura permis de terminer un rangement intérieur entamé suite au décès de maman et dont la mise en place, en programmation, remonte à plus de quatre années.

Je me souviens d’une aquarelle où j’avais représenté un jeune voyageur portant son sac à l’épaule. Mes personnages toujours en mouvement, arpentaient les routes quand ils ne volaient pas vers la lune inspirés par Folon ou Saint-Exupéry. Aujourd’hui, en pause au bord de la route, le personnage voit son sac se remplir comme par magie. Chaque jour, une chose nouvelle s’ajoute comme les fruits d’une belle récolte. Là, une invitation, là une implication, ici un petit message cadeau, ici encore une reconnaissance et une autre.

Me voilà, chemineau récolteur, tellement heureux de vivre sur cette route sinueuse avec tant de montagnes déjà franchies que la plaine semble bien plus qu’une aubaine.

Vous êtes-vous déjà imaginés voyageurs et récolteurs ? Quelles choses se glissent dans votre sac telles des récompenses ou des surprises ? A quoi les attribuez-vous ? A quelles actions ? Quelles réussites ? Quel travail ? Quelle chance ? Quelle peine ? Quelle Joie ? Quel état d’âme ?

Un jour, dans nos vies, on réalise que malgré nous, une récolte se met en place. Une moisson invisible se déroule autour de nous et nous en sommes à la fois le fruit et le bénéficiaire.

Personnellement, là, je savoure et je souris à ce temps béni. C’est un peu comme si j’avais devancé le lever du soleil tout en haut de la montagne ! J’ai eu le temps d’installer mon siège, de me servir une tasse de café et de me poser tranquillement…prêt pour le grand spectacle quotidien. Le soleil peut pointer son premier rayon, je l’attends sereinement avec mon sac grand ouvert.

Quand le temps nous sourit, quand la Vie roule positivement pour nous et avec nous, apprenons à savourer, apprenons à déguster et cette fois dans le bon sens du terme.

Un cheminement comme une récolte…pour celles et ceux qui comme moi oeuvrent avec les adolescents, cela fera de nous de bons semeurs pour ces jeunes gens qui dès la rentrée vont se nourrir d’apprentissages parfois très comestibles mais parfois aussi très indigestes. Apprenons-leur aussi à récolter avant même d’avoir semé eux-mêmes car il n’y a rien de plus lourd qu’un sac vide ! Vide de sens, vide d’espoir, vide de rêves, vide de confiance, vide d’estime, vide de Bonheur et d’Amour !

Le soleil monte bien vite et passe comme par magie chaque jour au zénith et nous ne nous faisons même plus d’ombre…voilà sans doute pourquoi la récolte est exceptionnelle ! Nous sommes pleinement nous ! Nous sommes brillants comme le plus beau des joyaux ! Et c’est la Vie toute entière qui nous glisse dans son sac et nous invite sur le grand chemin !

Maintenant, je ne suis ni dupe, ni aveugle. Je sais que certains voient leur sac désespérément vide mais surtout ne vous découragez pas! A vingt ans je rêvais de certaines choses qui se réalisent seulement aujourd'hui! Oui la patience demeure le maître mot mais surtout ne restez pas trop en position d'attente. Rien ne dit que la récolte exige l'immobilisme. Il faut aller de l'avant pour récolter tous les dons du passé.

vendredi 4 septembre 2020

Alors Jules, toujours du même avis?!

 



Le bonheur est la motivation

4 Septembre


Il n’y a aucune honte 

A ne pas tout comprendre

Le monde a son lot

De questions sans réponses

Et de cheminements

Sans aucun doute

Alors Jules, toujours du même avis ?!

Ce n’est pas sans fierté qu’en traduisant des passages de « La guerre des Gaules » nous apprenions que Jules César avait déclaré : «… Horum omnium fortissimi sunt Belgae… » traduit «  De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves… »

Notre regretté professeur Monsieur Dewez nuançait même cette traduction en précisant que « fortissimi »…voulait dire surtout « farouches » et que nous ne devions pas surestimer le jeu de César qui était le premier à se flatter et à ajuster sa propagande.

Cela n’empêcha pas le jeune adolescent que j’étais d’imaginer facilement ses ancêtres comme des hommes bien bâtis et remplis de hargne et de courage à revendre ! Astérix aurait sans doute dû s’appeler « Astérix le Belge » !

Aujourd’hui, je trouve que, nous les Belges, nous sommes plutôt dociles que farouches ou voire rebelles. Nous acceptons de croire que nos politiciens sont compétents en tout. Il suffit de suivre le parcours de certains, passant de l’Enseignement à la Justice ou de l’Economie à la Culture. Ces êtres à part nous font croire qu’ils sont animés par cette formidable capacité de gérer dix milles choses sans franchement facilement déléguer et souvent sans franchement facilement assumer.

Nous acceptons certaines décisions sans nous dire qu’il n’y a eu aucune consultation. Ainsi, par exemple, l’école va reprendre mais personne ne s’est réellement attardé sur ce qui a bien fonctionné durant cette période de confinement. Je suis persuadé qu’il y a beaucoup de choses positives à retirer mais au lieu de cela, avant même que les cours ne reprennent on impose déjà une pression aux élèves comme si le retard à combler était l’enjeu de toute une scolarité voire toute une vie. 

Autre exemple : le Belge ne se révolte plus face à cette manie plutôt néfaste de mettre tout le monde dans le même sac. Alors, oui, certes, il y a des élèves qui auront souffert durant et à cause de ce temps particulier. Il y en aura aussi qui souffriront encore malgré tout ce que l’école, pleine de bienveillance, mettra en place mais il y en a surtout qui vont bien et même très bien ! Ce sont ceux-là même qui, selon moi, seront tout aussi efficaces dans l’aide conjointe à celle des professeurs désireux d’unifier les savoirs et les possibles de leurs élèves. Oui! Fort heureusement, la majorité des jeunes ira vite de l'avant et il faudra être attentif aux plus fragiles.

En frappant de nouveau sur le même clou, je rappelle ce que je prône depuis des années : quand les politiques accorderont les moyens à l’école de fonctionner différemment, de pouvoir être créative et ce, notamment en réduisant le nombre d’élèves par enseignant et en priorité dans les classes maternelles, on aura fait un pas de géant en avant ! Demandez aux parents qui se sont retrouvés confinés avec leurs enfants. Certains ont bien galéré et des souffrances il y en a eu mais on trouve toujours aussi logique de rassembler plus de vingt petits élèves dans une seule classe avec un enseignant qui va faire tout ce qu’il peut pour, sinon tenir toute la journée, au moins répondre aux exigences d’un ministère à mille lieues d’imaginer ce que représente ce travail tellement important.

Nous les Belges, nous allons nous émouvoir pour une catastrophe ou une profonde injustice ! Monsieur et Madame Tout le monde feront une marche colorée tandis que le gouvernement trouvera rapidement un bel emplâtre à poser sur une jambe en bois bien verni mais ne s’attaquera jamais à solutionner le fin fond du problème et puis, le Belge passera à autre chose.

Je ne me ferai pas plus malin qu’un autre, redevenir les Belges de Jules César, faut pas rêver ! Sans compter que franchement en matière de stratégie et de loyauté, nous n’étions pas les plus futés mais il est possible peut-être de retrouver peu à peu cette essence rebelle qui apparemment a fait naître malgré tout notre historique notoriété.

Actuellement, je suis assez admiratif du peuple Biélorusse car il est évident que certains manifestants doivent bien déguster et nous ne saurons jamais tout mais ils osent s'opposer avec conviction et un courage certain.

Nous, Belges, nous attendons gentiment la formation d’un gouvernement et notre bon roi semble jouer à guignol en passant d’une marionnette à l’autre pour nous raconter la sempiternelle histoire que même les comiques peinent à nous rendre drôle.

Avé Jules ! Morituri te salutant ! Ceux qui te saluent sont avant tout ceux qui vont mourir d’ennui ou d’oubli comme tous ces laissés pour compte dont le nombre va grossir encore et encore.

Franchement Jules ! Si encore nous avions gagné la coupe du monde mais non il a fallu que ce soit Astérix qui nous la pique.

D’accord, on reste quelque peu à flots grâce à nos bières, notre chocolat et notre grand sens de la dérision et de l’absurde mais là, je sens tout de même l’eau qui monte et quelques flamands qui ricanent.

Tu as eu ton Brutus, la Belgique aura le sien.

« Delenda Carthago » répétait Caton l’Ancien.  « Il faut détruire Carthage ! » Il faut détruire Carthage !

Notre belge Carthage c’est notre inertie ! C’est notre suffisance ou notre bienséance ou encore notre façon de monter au créneau pour rapidement filer aux oubliettes.

Espérons que nos jeunes sortent de ce tournant historique avec l’énorme ambition de changer l’Histoire…. Personnellement, c’est en eux que je reporte mes espoirs. Je suis lassé de voir les mêmes tronches mélanger la même soupe sans jamais arriver à créer notre potion magique !

Jules César nous a mis à la une historique mais il serait temps de nous y mettre seuls ! Ex unitate vires !


jeudi 3 septembre 2020

Vivaldi est mon ami








Le bonheur est la motivation

3 septembre

Si la première impression est souvent la bonne
Ne laisse jamais personne trop longtemps
Dans le doute
Donne du relief à ton image
Vive les personnalités 4D !



Vivaldi est mon ami

Prêtre et musicien, Vivaldi ne connut pas nécessairement une fin des plus heureuses mais qui s’en soucie vraiment ?...
Ses quatre saisons ne me lassent pas et si certains les relient à l’attente téléphonique, je les associe à des merveilleux souvenirs de scène où je tentais de préserver mes petits biens si précieux et si légers dans le vent glissant du violon.
J’ai écrit de longs passages de pièces de théâtre emporté par la fougue de ce créateur dont le cœur devait connaître les rythmes de l’éternité.
Plus d’une fois, j’ai utilisé ses créations comme support d’expression tant pour les adultes que pour les jeunes et immanquablement cela porte des fruits remarquables.
Frissonner en son hiver, flâner en son été, galoper en son printemps et rêvasser en son automne. Nostalgie et renouveau peignent nos tableaux imaginaires de leurs pinceaux imbibés des notes fougueuses ou attendries de ce virtuose dont je me demande souvent quel Amour l’avait touché.
J’ai quelques recettes Vivaldiennes : écarter tables et chaises de vos classes ou faites de même en vos maisons puis libérez vos enfants de leurs chaussures et laissez-les s’envoler dans les tourbillons du magicien des couleurs musicales ! Faites de même pour leurs mains sur de grandes feuilles où cette fois de vraies couleurs inventeront mille voyages se moquant de bien faire et ceci et cela ! Personne n’est ridicule en sa spontanéité créative ou en sa créativité spontanée. Vivaldi lance sa grande vague bienfaitrice qui vous caresse le corps tout entier et vous englobe dans sa chaleur aussi bien que dans sa fraîcheur.
Ce génie a compris qu’en priorité, les enfants sont des artistes dans l’âme et dans le cœur ! Ils dansent avant de marcher, virevoltent avant de s’envoler dans des lieux où notre imagination se perdrait, ils gribouillent avant de dessiner, ils chantent avant de parler, ils rient pour mieux s’enchanter, ils pleurent pour mieux se consoler, ils sont irrésistiblement ancrés dans la paix et la liberté absolues.
Est-ce sa vie de prêtre qui l’a fait côtoyer de près les vols des anges ou les songes de Dieu ? En tout cas, il faut se rendre à l’évidence qu’une grâce infinie a touché l’esprit d’Antonio et qu’il a pu transcrire ses bonheurs en humaines partitions comme des ponts entre terre et ciel.
N’est-ce pas cela qui m’enivre lorsque je l’écoute ?! Ce possible envol entre terre et ciel bien plus haut que le vol d’Icare et sans aucun danger de voir fondre la cire parfumée de mes ailes ?!
N’est-ce pas cela qui rassemble mes forces quand ses notes semblent marteler le sol comme le font les sabots des chevaux nerveux d’être retenus par des cavaliers ignorant tout de la vraie liberté, celle qui ne consiste pas à être le maître mais le fin docile feignant le docilement ?
N’est-ce pas cela qui m’inspire encore et encore à l’instant même où je vous écris ?
N’est-ce pas cela qui me chavire encore et encore à l’instant même où je vous lis ?
Vivaldi a dépassé pour moi la force des mots et des images ! Il a ouvert toutes les portes de tous les paradis et j’espère de tout cœur que Dieu en aura fait l’un de ses serviteurs pour ses saisons éternelles.



mercredi 2 septembre 2020

Des souhaits dans le cartable et des voeux deux par deux


 


Le bonheur est la motivation

2 septembre

L’oreillette qui te balade
Ne doit pas effacer ta musique intérieure
Laisse-lui de la place et en bon mélomane
Partage-la…

Des souhaits dans le cartable et des vœux deux par deux

La machine scolaire est en route et va sans doute rassurer la grosse machine économique qui rassure la très grosse machine sociale qui elle-même rassure l’énorme machine politique où il semblerait qu’on se permette allègrement d’embrigader ce brave Vivaldi dont je vous parlerai demain pour nous faire rêver à des alliances positives alors que nous connaissons tous le film sans plus aller au cinéma.
Je préfère imaginer la machine scolaire comme un vaisseau inventé par les enfants, des souhaits plein les cartables et des vœux deux par deux…
L’Amour en tête, l’écoute à ses côtés et l’envie de partager un voyage heureux, c’est là tout ce que je veux.
Réalisons-nous parfois que l’école sera le terrain de jeu pour des milliers de personnes et parfois pour de nombreuses années ? Mieux vaut donc n’être jamais à court de souhaits et de vœux pour que le voyage soit beau et que l’on puisse en être fier.
Aujourd’hui, je songe au long voyage parcouru par ma maman au sein de l’école maternelle, voyage que j’ai partagé et prolongé avant d’embarquer pour une autre voie. Je songe à l’aventure de l’école depuis qu’elle existe, je pense à ses réussites, ses échecs, ses manques et ses ambitions.
Aujourd’hui, je songe aussi aux parents qui vont opter pour une scolarisation à la maison et je regrette aussi que notre société ne facilite pas ce choix pour toutes les familles.
Aujourd’hui, je songe à mon petit fils qui a fait ses premiers pas à l’école maternelle.
Aujourd’hui, je songe aussi à tous les enfants de par le monde qui n’ont pas cette chance d’aller à l’école et qui seront contraints et forcés d'accomplir des tâches ingrates et parfois très pénibles. J’aimerais tant que nos jeunes réalisent que, même si le gâteau scolaire n’est pas toujours à la hauteur de leurs papilles intelligentes et spontanées, ils ont la chance d’en prendre une part.
Aujourd’hui, je songe aux jeunes enseignants dont les premiers pas sont empreints d’inquiétude autant que d’envie de bien faire. J’espère qu’ils ont reçu une formation positive et réfléchie où on a prôné avant tout le savoir être, le savoir rencontrer, le savoir connaître les êtres, le public et puis le savoir aimer. N’oublions jamais et je cite à nouveau avec plaisir Julos : « Pour apprendre le latin à John, il faut d’abord connaître John ensuite le latin »… 
Aujourd’hui, je songe aux enseignants dont les derniers mois voire les derniers jours sont annoncés avec au bout une pension méritée. Si certains sont ravis d’autres quitteront le navire avec un pincement au cœur car une page va se tourner et ils ont peut-être envie d’écrire quelques passages, pas sages, encore….
Aujourd’hui, je songe aux éducateurs ces éternels oubliés du premier rang qui pourtant sont des piliers tellement importants pour nos jeunes et je songe  aussi à tous ces intervenants in ou out mais qui parfois peuvent toucher magiquement l’un ou l’autre élève. Par exemple, je n’oublierai jamais les spectacles partagés  à l’école qui ont renforcé mon amour du théâtre et déterminé aussi une partie de ma vie professionnelle.
Aujourd’hui, j’aimerais tant amener un peu de mon jardin à l’école, un peu d’arbre, un peu de ruisseau, un peu de chemin à partager, un peu, beaucoup d’imaginaire surtout.
Des souhaits dans le cartable et des vœux deux par deux…je ferme les yeux et je me revois enfant, adolescent, étudiant, jeune enseignant et maintenant éducateur prêt à aider chacun chacune à faire le plein de confiance et d’estime.
Des souhaits à foison et des vœux à volonté…puissions-nous faire de ce grand voyage qu’est une année scolaire une aventure inoubliable où apprendre sera comme un bonheur ! Puissions-nous aimer ce que nous faisons sans faillir ! Puissions-nous aimer chacun, chacune dans ses réussites mais aussi dans ses échecs et apprendre à relativiser et apprendre  à relancer les moteurs sans râler mais avec le cœur à l’ouvrage !
Des souhaits dans le cartable et des vœux deux par deux en rangs bien serrés mais aussi en farandole quand sonnera la grande récréation de l’été prochain auquel personne ne doit s’interdire de déjà rêver !
Lâchez vos souhaits ! Formulez vos vœux ! La machine scolaire est en route ! Mettons les doutes en déroute et avançons sereinement vers une heureuse réussite ! Et si le virus nous glisse des bâtons dans les roues ce qui risque d'être inévitable, on se serrera les coudes et surtout quand la machine ne toussera plus.


mardi 1 septembre 2020

Cette fois, c'est la bonne! C'est la rentrée!


Le bonheur est la motivation

1 septembre

Tente l’expérience de te lever plus tôt que d’habitude
Tu verras que beaucoup de choses t’apparaîtront
Bien différentes…
On dit que le monde appartient aux lève-tôt
Cela vaut la peine de vérifier !

Cette fois c'est la bonne!
C’est la rentrée !

Exorcisé par la multitude de masques, Mister Covid guette sans doute le moindre faux pas mais ne nous laissons pas distraire par ce cancrelat qui abandonnera bientôt la bataille pour se refaire une santé et revenir sans doute nous surprendre plus sournoisement !
 Place aujourd’hui à la Joie ! Les enfants passent d’une zone d’ombre à une zone de lumière même si cette zone passera uniquement par les yeux de Madame ou Monsieur dont les mots masqués seront tout de même bien utiles quand il faudra lâcher la main du parent accompagnant.
Oseront-ils ces chers enseignants, prendre l’enfant triste dans leurs bras,consoler l’inquiet et canaliser le nerveux ? Espérons!
C’est le 1er septembre ! La cloche a sonné et péniblement, les rangs se forment. Les grands sont dissipés. Ce n’est pas simple pour un ado d’émerger au bout de six mois sans école, sans cadre, sans rythme, sans réelle contrainte. Les professeurs sont dans le même cas. Certains somnoleront ou chahuteront durant les assemblées générales mises en place par les directions et les secrétariats affairés à respecter au mieux les consignes de ceux qui ne vivent pas l’école sur le terrain mais sur tableaux et logiciels.Tous auront tout de même une drôle de sensation quasi inexplicable comme une impression de rentrer de voyage pour aussitôt repartir! Pourvu qu'ils réalisent que pour tous les étudiants la priorité sera de libérer la parole, de pouvoir se raconter, se rencontrer et définir ensemble des objectifs que tous pourront atteindre en jouant la coopération, la solidarité et la bienveillance.
C'est le 1er septembre et tout le personnel d'entretien, de la cuisine à la conciergerie est au taquet! Bravo à eux car le boulot est énorme!
C’est le 1er septembre ! Des parents vont sans doute se rassembler pour fêter la délivrance tandis que d'autres maudiront l'organisation imposée par ce virus perturbateur ! Des grands-parents vont emmener les tout-petits une dernière fois à la mer avant que les crèches ou les gardiennes ne réclament leurs outils de travail.
C’est le 1er septembre ! Les petits restaurateurs se frottent les mains ! Sandwiches et portions de frites vont de nouveau s’écouler et les rues s’animer d’une routine retrouvée ! Les villes vont revivre par leur jeunesse!
C’est le 1er septembre ! La maison se réveille ! Les motivations sont multiples ! La journée devra être belle et aboutira le soir sur un repas de circonstance où chacun partagera sa journée ! L’un entame sa rhéto et voit se profiler peu à peu un choix d’avenir à poser. D’autres ont encore un peu de temps mais comptent mettre les bouchées doubles pour ne pas rater leur « life » comme ils disent. L’un poursuit sa découverte et réfléchira à un choix d’option des plus judicieux et enfin la plus petite sera heureuse de commenter son premier devoir qu’elle aura fait les doigts dans le nez !
C’est le 1er septembre ! Cette fois, c’est parti ! L’année particulière commence ! Espérons que de belles surprises viendront l’éclairer et que chacun, chacune en fera une quasi excellence tant dans la réussite que dans sa dimension sociale et humaine !
C’est le 1er septembre ! Un nouveau rythme va dynamiser la maison et chacun tentera de le suivre avec cœur !
D’une certaine manière, cette année, c’est la rentrée pour tous alors faisons en sorte qu’elle soit des plus heureuses !
Je nous souhaite et je vous souhaite une année 2020-2021 pleine de bonheurs ! Ne laissons personne sur le côté ! Je le répète: soyons solidaires et bienveillants ! Montrons que la réussite a plus d’un tour dans son sac et, comme il se doit, distinguons l’Essentiel !
Et maintenant, je vais préparer mon sac! Et même si elle s'étire sur plusieurs jours...joyeuse rentrée à vous tous!

26 mars 2020- 26 mars 2021 la boucle est faite!

  Le bonheur est la motivation 26 mars Tous capables ! Tous formidables ! Ne doute jamais De ce que tu peux apporter Aux autres Celui qui d...