vendredi 19 juin 2020

Une confiance aveugle en ce miroir



Le bonheur est la motivation

19 juin


On accorde trop peu de temps
A ce qui nous rend heureux
Sauf quand on apprend
A mieux gérer son temps
Et surtout à mieux s'aimer...


Une confiance aveugle en ce miroir

Beaucoup d'adolescents et d'adultes manquent souvent de confiance en eux. Il est vrai que nous ne nous sentons pas toujours capables d'accomplir de grandes choses tant le train train quotidien nous maintient dans l'accomplissement des mêmes tâches qui ont rarement un caractère héroïque. Et pourtant, faire carrière ou s'épanouir toute une vie dans le même travail tient, aujourd'hui de l'exploit voire parfois de la chance.
Les stars se mirent dans le miroir de leurs fans, les héros sont parfois bien plus discrets.
Avoir une confiance aveugle en son miroir c'est avant tout s'accepter tel que l'on est. C'est surclasser la marâtre qui souhaita la mort de Blanche-Neige en ne cherchant pas sa position dans le classement tellement aléatoire de la beauté. C'est mettre à l'écart toute séance de relooking qui ne passe pas par être tout à fait soi-même.
C'est aussi accepter l'empreinte du temps qui passe avec une certaine classe et l'envie de faire briller sa beauté intérieure. Beaucoup de choses sont éphémères et il convient d'assurer le contenu et le contenant que leur union demeure solide. Il n'est pas simple aujourd'hui de suivre tous les mouvements de la beauté et ce, notamment pour les jeunes filles tellement sous l'influence du regard des autres et des canons sociétaux. Comme je leur répète souvent nous sommes tous uniques et donc tous précieux et comme tout ce qui est précieux est souvent rare...nous voilà beaux et belles sous les regards bienveillants. Je me souviens d'une jeune fille qui était vraiment magnifique et qui avait pu partager à ses amis de classe combien elle n'en pouvait plus de leurs regards qui la fixaient dans la catégorie des filles belles voire bonnes. La jeune fille aurait tant aimé qu'ils voient aussi la belle personne qui s'animait de belles intentions et de beaux projets mais ce n'était pas simple. Ne craignons pas le miroir. Il a toujours des vérités à dire mais aussi beaucoup d'amour de soi à nous renvoyer.La confiance aveugle c'est aussi savoir quels atouts peuvent surpasser le seul critère de la beauté. C'est encore savoir se rendre aimable ce qui est merveilleux en soi et c'est enfin grandir et grandir encore....
« Miroir, joli miroir, miroir, mon beau miroir...ne suis-je point unique face à toi ? Et l'image que tu me renvoies n'est-elle pas celle d'une vie entière ?... »
Je me suis souvent demander comment la personne aveugle se percevait? Quelle image ont-ils de leur corps? Quelles perceptions les animent? Je crois qu'ils se façonnent comme l'enfant façonne la terre glaise désireux de créer une chose extraordinaire....Ainsi donc, nous sommes tous extraordinaires et notre miroir intérieur est sans aucun doute le plus magique de tous car il nous donne la force d'aimer, de nous aimer et d'ainsi pouvoir aimer l'autre....

jeudi 18 juin 2020

J'ai descendu dans mon jardin suspendu



Le bonheur est la motivation

18 juin


Chacun avance en équilibre
Sur le fil de sa vie
Et pour toi, sur le fil de ta scolarité
Il est vrai que toute halte est difficile
Et qu'il vaut mieux avancer
Mais libre à toi d'installer un filet de sécurité
Et surtout de demander de l'aide


J’ai descendu dans mon jardin suspendu

« J'ai descendu dans mon jardin
J'ai descendu dans mon jardin
Pour y cueillir du romarin
Gentil coquelicot, Mesdames
Gentil coquelicot nouveau »

Ces paroles m'ont toujours amusé. « Descendre dans son jardin »...petit, j'imaginais que le personnage de la chanson devait habiter dans une tour et descendre dans son jardin parce qu'il n'avait pas la chance comme nous d'avoir un jardin juste derrière la porte de la buanderie. A six ans, je découvris la joie de réaliser des petits jardins japonais avec la mousse que nous retirions facilement des murs ensoleillés. Et puis, un jour,j'entendis parler des jardins suspendus de Babylone enfin, évidemment, en tant qu'homme de théâtre du côté cour et côté jardin. Bref, le jardin semblait vraiment un endroit à ne pas négliger. Voilà pourquoi sans doute dans notre famille, il a tant d'importance. Mon grand père maternel en faisait sa fierté quand il me montrait l'art de faire pousser les légumes, mon père est un amoureux fou du jardin au-delà du loisir. Il a d'ailleurs reçu les honneurs de la télévision découvrant avec étonnement sa passion pour la culture japonaise. Il faut reconnaître que planter, animer un jardin, lui donner les couleurs, les parfums qui nous tiennent à cœur, c'est un véritable bien-être. Voilà pourquoi, on peut donc dire « descendre dans son jardin »...on descend vers l'humilité, vers le travail ancestral de la terre,vers la mère nature. Quand on se repose sous un arbre, écoutant le chant guilleret des oiseaux,que demander de plus ? Quand on s'allonge dans les herbes chaudes pour scruter le jeu des nuages dans le ciel azur que demander de plus ?
Le jardin invite l'addition de nos regards, la soustraction au temps qui passe et la quiétude par la méditation. Quoi de plus gratifiant que de planter un arbre ? Ajouter la couleur d'une fleur dans un panel déjà bien plaisant et lumineux ? Soigner son jardin n'est-ce pas aussi se soigner soi-même? Aux oreilles j'ai encore cette magnifique chanson de Pierre Perret: 
"Donnez-nous donnez-nous des jardins
Des jardins pour y faire des bêtises
D'où l'on revient des p'tites fleurs à la main
Quand on a déchiré sa chemise
Des jardins où l'on est si contents 
De rentrer les genoux tout en sang..."

Le jardin suspendu nous invite à monter, à prendre de la hauteur car le jardin s'étire aussi verticalement comme pour nous rappeler que nos racines terrestres aiment aussi l'infinité céleste. Voilà pourquoi, j'aime descendre dans mon jardin suspendu !
Un jardin ce n'est jamais fini ! Il y a toujours un petit coin où l'on pourrait ajouter ceci ou cela. Il y a toujours une idée qui germe, une envie qui nous anime...et sous les parfums que les saisons révèlent il y a la joie de voir le temps passer et nous gratifier de tous ces petits plus que notre travail parsèment dans ce jardin où tant de nos souvenirs demeureront suspendus.

mercredi 17 juin 2020

Guillaume sweet home



                                                                  photo Canal C

Le bonheur est la motivation

17 juin


Le chemin que tu as parcouru
N'aura jamais la même saveur
Que celui à parcourir
Fais en récolte de bonne choses
Pour le festin à venir


Guillaume sweet home

J’ai connu Guillaume quand il était déjà petit…heu, je veux dire quand il était encore plus petit. C’était en 2002 et il allait avoir 10 ans quand il entrouvrit la porte de la salle de son village où j’animais depuis plusieurs années des ateliers théâtre. Amoureux fous des déguisements, il fut ravi de tenir le premier rôle de la création baptisée : « le roi de Noël » et effectivement ce fut comme le premier sacre de ce bonhomme dont le talent s’alliait avec un sens certain de la répartie et une petite pointe de moquerie que, de temps en temps, je devais polir. Guillaume prit place et même cour en ce jardin théâtral où son aisance dévoilait une confiance déjà bien solide et une envie de tracer la route avec maîtrise.
Adolescent, il acceptait tous les projets et avec d’autres ados plutôt doués atteignit des sommets du rire et du succès et nous étions hyper connectés à un humour qui ouvraient les portes à l’esprit créatif et la capacité d’improviser. Je pense que, nous nous devons mutuellement de très bons moments et surtout de belles créations qui auront marqué l’histoire des ateliers ! Adolescent je découvris l'univers des Monty Python,un univers qui correspondait tout à fait à mon humour et à mes envies de création qui m'animèrent très tôt. Un humour qu'il me plaisait de faire découvrir aux jeunes comédiens qui de plus en plus nombreux fréquentaient mes ateliers. Guillaume devint une sorte de phare très allumé de la troupe !
Evidemment, là où les jeunes prestaient et il faut dire que nous avons pas mal bourlingué, tout le monde remarquait cet adolescent à la personnalité déjà en relief comme si l’armure du petit roi rayonnait au soleil du succès. Ce serait mentir de dire que Guillaume était un jeune acteur facile car comme beaucoup d’ados il y avait des jours avec et des jours sans et puis cette certaine nonchalance qui les rende uniques. La force de Guillaume résidait et réside certainement encore en cette faculté à pouvoir, en un instant rassembler ses énergies et ses forces communicatives.
Lorsque comme beaucoup de jeunes dont la majorité sonnait la fin de la récréation et de la création, Guillaume s’engagea lui aussi dans des études supérieures et nous nous perdîmes quelque peu de vue jusqu’en 2017 où il me fit l’honneur et le plaisir de me convier à participer à une émission télévisée retraçant son parcours. Il faut dire que du haut- pas très haut- de son petit quart de siècle, le jeune homme avait cheminé avec une réelle intelligence et surtout un travail créatif des plus soignés. Il suffit de regarder ses vidéos pour deviner combien il a pu faire vibrer toutes les cordes de son arc, précieux instrument qui lui permet parfois de faire mouche plus d’un million de fois !
Etre connu, apprécié, attendu, désiré c’est aussi être sur la sellette et donc, parfois en danger sachant que l’envie est de voyager le plus longtemps ce que je souhaite de tout cœur aux jeunes talents qui se glissent dans la cour des grands. Dans cette cour où chacun ne rencontrera pas toujours un succès espéré, il faut aussi composer avec les vieux de la vieille qui parfois, tentent désespérément de s’accrocher mais tous n'ont pas l’aura d’un Bedos et rares sont ceux qui peuvent nous faire rire en évitant les travers dangereux ou les dessous de ceinture et les coups sur les mêmes clous. Je pense que Guillaume Gui-home pourrait être un des rares à rendre au rire sa vraie place et sa vraie valeur.
Ce que j’aime chez Guillaume devenu en réalité Gui-home c’est qu’il arrive à surfer sans sombrer dans le vulgaire car, même si je suis le premier à le dire : « très souvent, ce sont le cul et l’écu qui priment », faire rire avec intelligence n’est pas à la portée du premier venu. Il y a là l’espace pour une forme de don que, très tôt, Guillaume a su maîtriser comme il a su garder le cap sur sa mer créative et communicative. Intelligemment, le petit homme sait suspendre le jeu quand il bat son plein plutôt que d’en abuser et de l’user jusqu’à l’écœurement. J’ajouterais qu’il n’est pas question pour lui de se transformer en marionnette à fils ou en peluche de ventriloque. Guillaume sait d’où il vient et où il va même si, bien entendu, il laisse une belle part au hasard et au destin comme un « oui et non, oui et non » qui le pose en équilibre sur le fil de sa vie artistique qui est aussi, finalement, sans doute le fil de sa Vie !

mardi 16 juin 2020

La boîte à soleil


Le bonheur est la motivation

16 juin

Pense parfois à faire grandir
Tes forces
Elles aspireront tes faiblesses

La boîte à soleil

L’histoire est belle et je vous l’avoue, m’a fait verser des larmes de joie. Un jour, on me demande de rencontrer une jeune fille en grand péril comme le sont souvent les ados et parfois certains adultes ayant une personnalité tellement belle. Vous savez ces personnalités  que l'ouvre avec plusieurs clés et  qui peinent à vous désigner chaque bonne serrure.  Qui dit grand péril dit souvent « Le péril jeune » comme le partagea si bien à l’écran Cédric Klapisch. La jeune fille qui se présenta à moi acceptant peu à peu l’aide que je lui proposais, était comme ces ballons de baudruche ballottés par le vent se heurtant au plafond, aveugles à l’appel de la fenêtre ouverte. Prisonnière de ses pensées, de ses méfiances et de son attente de reconnaissance et d’amour. Elle était comme une princesse se complaisant à refuser de croire en sa possible histoire préférant se résigner à un simulacre d’un auto-procès au verdict sanglant.
Peu à peu, il a fallu, plume après plume rendre à l’oiseau tombé du nid la possibilité d’ouvrir à nouveau les ailes et ce travail allait être long et minutieux manquant même de ne pas aboutir. Heureusement, quelque chose allait toujours assurer le lien et ce fût cette image ou plutôt cette métaphore du soleil enfermé dans une boîte et ce, de son plein gré, craignant de perdre toute son énergie….
En ce qui concerne les métaphores, cette jeune fille allait vider ma réserve y compris celle des stratégies patientes et bienveillantes pour la ramener à la beauté des choses et à l’éblouissement de ses possibles. Peu à peu, rayon par rayon le soleil usa la carcasse de la boîte et commença à rayonner.
N’est-ce pas là, la plus belle chose qui devrait attendre nos ados ? Le rayonnement ? Comme une longue embellie avant d’entrer en adulescence ?
Ce rayonnement passe aussi par un véritablement investissement dans un travail sur soi en grande profondeur là où s’ancrent souvent leurs blessures d’âme mais aussi des trésors n’attendant que le partage.
A l'approche de sa majorité, la demoiselle plongea pour libérer ces trésors et les faire briller au grand jour et comme elle était riche ! Débordante d’empathie, d’envie, d’écoute, elle vibrait comme une harpe magique et décida de partager sa musique encore longtemps. J’avoue que j’attendais avec beaucoup de bonheur chacune de nos rencontres car sa belle maturité et ses regards sur l'existence et l'avenir m'enrichissaient.
Rattrapée malgré tout par le temps et le retard, elle décida de recommencer son année et fit un choix aussi mature qu’heureux.
L’an prochain, elle entrera en rhéto et y poursuivra son bel épanouissement. Le soleil sorti de la boîte devient peu à peu la boîte à soleil la plus belle qui soit. J’espère qu’elle gardera un ou deux de mes rayons pour la route, sa route que je lui souhaite longue et belle.

lundi 15 juin 2020

Louise Graffiti et mes extraordinaires aventures





Le bonheur est la motivation

15 juin


L'école cache parfois le naturel des élèves
Ce sont ceux là qui piaffent dans les classes
Partent au galop et semblent perdus
Quand on les interpelle



Louise Graffiti et mes extraordinaires aventures

Ah ! Quel bonheur de retrouver cette illustration que je fis en 1998 avec beaucoup de joie comme pour fixer le succès d'une création qui allait me faire voyager un peu partout.
Louise Graffiti fut imaginée pendant une séance de dessin, il faut dire que depuis pas mal d'années, je ne pouvais m'empêcher de griffonner tantôt sur mes feuilles de cours, tantôt pour des projets plus précis et puis, j'aimais réaliser moi-même les affiches annonçant chacun des spectacles des ateliers.
En ce qui concerne « les extraordinaires aventures de Louise Graffiti » le projet consistait à créer un seul en scène avec un décors facile à transporter même s'il allait être conséquent. Des accessoires que ma maman accepta de réaliser et puis toute mon imagination en folie et l'audace de donner un rôle au jeune public que j'allais rencontrer. Le succès ne se fit pas attendre ! Je me souviens de quelques prestations assez héroïques ! Il fallait que je parte très tôt pour aller très loin. Charger la voiture, décharger,Monter le décors, jouer,démonter, charger la voiture, rentrer, vider la voiture...je découvrais la vie d'artiste tandis que Louise faisait son petit bonhomme de chemin. Je me souviens d'une prestation où la responsable très embêtée me paya avec un sac rempli de petite monnaie...ce jour-là, j'eus l'impression d'être un vrai baladin comme ceux d'Aznavour ! 
A vol d’oiseau on peut dire que l’histoire se passe à mille et mille instants de réalité. Mais un oiseau sait-il voyager dans l’imaginaire d’un bout de crayon qui adore les petites chansons? Voilà ce que j'annonçais ! Les enfants adoraient et riaient de bon coeur !
Le temps passa et d'autres créations suivirent. Louise s'endormit paisiblement mais le souvenir demeure et qui sait peut-être qu'un jour pour mes petits fils,je la ferai revenir...elle et sa chanson !
Ratchatcha ratchitchi
Ratchatcha ratchitchi
Ce n’est pas un ratchacha
Ce n’est pas un ratchitchi
C’est un dessin p’tit format
C’est tout juste un graffiti
Elle commence par un rond
Et finit par des chaussons
un p’tit pull, trois boutons
Une jupe toute en frippons
Des cheveux vagabonds
Des oreilles rondes bonbon
Des yeux noirs polissons
Un p’tit nez pointu mignon
Une bouche qui sait bien
Garder un secret coquin
dans le dos cachées les mains
Une surprise pour chacun
Et la voici là voilà
La petite fille petit format
Et la voilà la voici
C’est Louise Graffiti!


dimanche 14 juin 2020

Un père six fils Elle...


Le bonheur est la motivation


14 juin

Crée les outils qui peuvent t'aider
Ils se doivent d'être uniques
Puisque tu es unique
Après, rien ne t'empêche de partager


Un père six fils Elle...

En ma mémoire, mon enfance a gravé des souvenirs précis d'environnements bienveillants qui, pourtant, s'ils réapparaissaient aux yeux de certains, n'auraient guère la côte. Ainsi la cheminée cadrant le vieux poêle à charbon que mes grands-parents maternels faisaient chauffer comme jamais lorsque nous venions leur rendre visite. Sur la cheminée des douilles d'obus astiqués comme pour rappeler à jamais l'horreur des deux guerres que nos aînés avaient vécues gardant sans doute des traces immuables dans leur coeur et dans leur comportement et les photos de leurs enfants trop tôt disparus. De part et d'autre de cette cheminée aux souvenirs , deux plaques en bois, sans doute cadeaux des fêtes des mères et des pères, fixées au mur ne cessent de fixer mon regard. Chacun porte un texte ou plutôt un devise. « Plus profond que l'océan est l'amour des mamans » et « Papa a toujours raison »...tout un programme. A l'époque,il est vrai que les hommes marquaient encore d'une autorité certaine la vie de famille et souvent les enfants obéissaient encore à la baguette ou au martinet, un père bien souvent maladroit dans le brassage des émotions. Il faut dire que la guerre avait secoué et apeuré les familles et la reconstruction passait surtout par une grande confiance en l'avenir avant même, parfois, la confiance en soi.
« Papa a toujours raison »...C'est en lisant seul cette phrase que je réalisai que mon grand-père avait d'abord été un papa sans doute moins tendre qu'il ne l'était avec nous. C'est là aussi que je réalisais que les papas n'avaient pas toujours raison mais qu'ils aimaient le croire quant à l'amour des mamans je pense que les océans n'en auront jamais la force.
Aujourd'hui,c'est la fête des pères. Le mien apprécierait encore bien le dicton de la plaque lui qui est né avec la guerre mais que l'humour, les dons artistiques, l'amitié et l'audace firent avancer très tôt dans la vie. Chaque enfant sait ce qu'il doit à ses parents. L'envol de maman a figé à jamais l'énorme cadeau de Vie qu'elle ne cessa de nous offrir au fil des années. Le cadeau de mon père est tout aussi précieux. Lui qui nous regarde encore vivre et qui sait mieux que personne notre cheminement. Il nous a nourris de ses silences et de ses dons et vieillissant tranquillement comme vin ou whisky qui bonifient il s'est mis à déborder d'humour et de paroles comme s'il avait un moulin à faire tourner. Il a posé sa sagesse en peintures et en jardins et ne manquera plus jamais de vous dire ce qu'il pense, libéré, sans doute, de toute contrainte. Chaque visite est un régal car nous sommes certains que le rire perlera en larmes et que le présent sera un cadeau sans emballage. Je mesure tout de même ses progrès en sagesse. Il met de moins en moins les pieds dans le plat mais sait tout de même garder la phrase qui tue pour celui qui le provoque sur un terrain qu'il maîtrise. Avide de découvertes et de projets, il suit son époque tout en gardant un regard ajusté sur la vie comme elle va.
Ses doigts en or font encore des prouesses via le clavier de son ordinateur mais donnez-lui un crayon et un bloc de feuilles comme ces blocs qu'il nous confiait lorsque nous allions passer du temps dans son atelier de peinture...et vous verrez l'artiste ! En la culture japonaise, il a trouvé une belle piste pour poser sa sagesse,ce qui ne l'empêche pas d'ajouter sa patte créative.
Je songe à la plaque de bois... « papa a toujours raison ». Mon père a reçu le prénom de Joseph. Selon moi, Dieu a fait de Joseph, le père le plus moderne qui soit. Saint Joseph le charpentier ou l'homme sage est considéré comme le père nourricier de Jésus. Un père généreux qui sans doute a donné du sens aussi à la vie de ce fils qui devait l'étonner tout en s'étonnant lui-même du précieux travail de ce père de coeur. Jésus a sans aucun doute réalisé le cheminement de chacun dans ce choeur de pères que nous fêtons ce dimanche de juin. C'est donc aussi ma fête puisque la Vie...la Vie elle... a fait de moi un papa d'hommes à six reprises. La Vie qui a donné à mon père tant de petits enfants et déjà arrière petits enfants. Et nous le voyons profiter nous invitant à faire de même.
« Un père, six fils, elle... » elle c'est bien la Vie et l'Amour qu'elle distille et qu'elle ancre entre père et mère. Que serions-nous sans les mamans ?
Bonne fête à tous les papas et à nouveau à toutes les mamans qui avec raison,savent que l'Amour est sans fin.



samedi 13 juin 2020

Pensées claires pour la cigogne noire



Le bonheur est la motivation

13 juin


A chaque fois que tu dérapes
Tâche de voir si c'est pas
Ton propre dysfonctionnement
Qui fait tache d'huile !


Pensées claires pour la cigogne noire

"La nuit dernière, j’ai fait un beau rêve.
Une phrase magnifique chante dans ma tête….
Depuis des années, j’ai conditionné mon cerveau à me réveiller pour jeter dans le noir ces mots magiques qui me réjouiront dès le petit matin. J’enrage ! La nuit dernière, pas de papier, pas de crayon pas de stylo-bille, rien à côté de moi !
Je me fais confiance, je me répète cette phrase merveilleuse certain
que je m’en souviendrai…tu parles ! Moi qui ne suis pas paresseux, la paresse m’a tout de même fait perdre cette perle précieuse. 
De deux choses l’une, soit je n’oublie plus ma panoplie d’écrivain nocturne, soit je réfute mes rêves et je deviens taciturne….
Pour tout vous dire, j’ai fait mon choix et certainement le bon sinon ce cadeau je l’aurai fini à la semaine des quatre jeudis" ( extrait de « un petit point point c'est tout »)


Ce matin, je me suis lancé sur la route qui rendait au ciel lumineux toute la pluie tombée la nuit. La matinée prometteuse m'invitait à la distance
et peu à peu mon corps trouvait son rythme tout comme ma tête d'où s'envolaient mille pensées. Fort heureusement, là aussi j'ai trouvé la parade grâce au téléphone portable mais surtout à un petit travail de mémoire. Les idées fixées, je peux faire place aux autres et la marche devient comme une méditation créative. Il y a quelques années, je créais des chansons en tondant. Je mettais à profit tant de moments pour libérer ma créativité qu'un jour, j'ai tout de même réaliser que vivre l'instant présent était tout de même aussi quelque chose d'essentiel.
La preuve en est c'est que ce matin, aspiré dans mes pensées, j'ai été surpris par l'envol soudain d'un oiseau que je n'avais jamais encore rencontré. Si j'avais été quelque peu concentré, j'aurais pu sans doute le photographier ou en tout cas l'observer paisiblement.
Bon, allez, l'indulgence est de mise...grâce à internet, j'ai au moins trouvé et le nom et une photo de cet oiseau venu se régaler au ruisseau presque à l'abri des regards...ce serait une cigogne noire. Etait-elle égarée ou en quête d'un bon petit déjeuner ardennais ? Elle aura eu le mérite de venir interrompre le flux de mes pensées pour me ramener à la sérénité d'une marche paisible mais néanmoins très créative !


26 mars 2020- 26 mars 2021 la boucle est faite!

  Le bonheur est la motivation 26 mars Tous capables ! Tous formidables ! Ne doute jamais De ce que tu peux apporter Aux autres Celui qui d...