jeudi 4 juin 2020

Le cheval sauvage et l'oiseau tombé du nid




Le bonheur est la motivation

4 juin


N'oublie pas que ton coeur
Est un muscle
Ne l'atrophie pas
Avant même qu'il ne soit au top


Le cheval sauvage et l’oiseau tombé du nid

Le 4 décembre 2014, j’ai eu la chance d’intervenir dans le cadre d’un colloque européen à l’Université de Bologne afin de parler de la lutte contre le décrochage scolaire. Depuis, je garde avec une certaine fierté une de mes citations traduite par mes amis italiens.
« Noi dobbiamo rispettare la personalità del ragazzo, calmare il cavallo pazzo o proteggere l’uccellino caduto dal nido…e fargli affermare : « io sono una meraviglia »… 
"Il faut respecter la personnalité du jeune, calmer le cheval fou ou protéger l'oiseau tombé du nid ... et lui faire dire "je suis une merveille "…
Près de six années plus tard, j’ai croisé tant de jeunes et la pensée demeure intacte. Plus je vieillis, plus je réalise qu’adolescents, nous étions des merveilles, des perles parfois quelque peu imparfaites mais des perles tout de même…. Oui, nous étions parfois des chevaux sauvages ou des oiseaux bien trop faibles encore, bien trop maladroits ou trop peu armés que pour voler de nos propres ailes.
En italien, décrochage se traduit par « dispersione »…ce qui me fait penser que le décrochage est un véritable éclatement de tout ce qui compose une personne, une personnalité et plus encore l’éclatement d’un troupeau nous rappelant la brebis perdue et retrouvée et surtout toute la Joie que cela représente.
Le cheval sauvage c’est aussi la tempête insoupçonnable agitant l’âme, les tripes, les émotions de chaque jeune. L’oiseau tombé du nid c’est aussi,parfois, l’abandon des parents, l’incapacité d’assumer sa progéniture, l’incapacité adulte d’accepter l’échec , l’incapacité d’accepter qu’un cheminement n’est pas l’autre…alors il est des chevaux sauvages qui galopent sans fin, sans frein et des oiseaux qui ne se relèvent pas ou plus et il y a nous, les accompagnateurs, les signaleurs, les soigneurs, les dompteurs bienveillants, les protecteurs, les éveilleurs à la confiance, à l’estime, à l’amour de soi.
L’enclos, pourtant immense, ne convient pas toujours et les jours ne suffisent pas au temps qui passe et les forces sont fragiles et les essais pas toujours des réussites…et…et…et il faut faire son possible.
Le nid n’est pas toujours à la bonne hauteur et d’ailleurs parfois complètement inexistant tant certains jeunes sont livrés à eux-mêmes. Je suis convaincu qu’ici, en Italie ou dans n’importe quel pays du monde, il y a toujours une constante…cheval ou oiseau un lien est toujours possible…une longe, une bague, une attache, un cheminement, un avant, un après et surtout un « maintenant » où il convient d’agir avec la plus grande bienveillance et savoir murmurer à l’oreille des chevaux et relancer les oiseaux vers le ciel….
Au bout de ce voyage en confinement et déconfinement et sans aucun doute en petites et grandes bêtises des politiques eux-mêmes quelque peu tombés du nid, il est certain que chacune de toutes ces belles personnalités adolescentes aura besoin de quiétude, d’attention, de réconfort peut-être, d’humour très certainement et d’amour sans aucun doute…afin de pouvoir dire vraiment haut et fort : je suis une vraie merveille !

mercredi 3 juin 2020

Les p'tites billes




Le bonheur est la motivation

3 juin

Que peu de rêves voient le jour
N'est pas dramatique
Le drame serait
Qu'il n'y ait plus de rêveurs


Les p’tites billes


S’il est bien une madeleine de Proust chère à mon petit cœur de beurre ce sont les petites billes que l’on retrouve cycliquement sur le tarmac des cours de récréation qu’elles viennent colorer dès que le soleil revient. Petits, ma sœur, mon frère et moi nous jalonnions la terre molle de l’allée du jardin de trous pratiqués à coups de marteau bien nets et en avant pour un circuit de précision. A l’école, c’était à qui emporterait le plus de ces trésors de verre dont nous dévalisions le petit magasin du village. Certains adoraient les yeux de chat ou se fendaient de posséder cinq maillets ou plus précisément boulets. Bien entendu, les billes c’est comme la bicyclette, on peut avoir la plus belle ou la plus performante, il faut savoir pédaler…hé bien les billes, il faut savoir les faire rouler.Nous étions tous des adeptes du calage, vous savez quand vous placez la bille entre l’index et le pouce, le dos des autres doigts touchant le sol, même que parfois on se râpait la peau-même pas mal-. Il y avait des champions en calage ! Moi, j’étais le champion de la rigole quand il s’agissait de bien maîtriser la trajectoire toute en courbe de ma bille préférée. Rares sont ceux qui utilisaient la pichenette ! Pour nous, c’était jouer comme des filles. Il faut dire que la mixité n’était pas encore de mise mais lorsque ce fut le cas, certaines filles nous montrèrent leurs dons.
En fin d’année, les billes se retrouvaient tantôt dans une boîte métallique récupérée après un festin de biscuits ou de bonbons Quality Street, tantôt dans un beau sac de toile que nos mères agrémentaient d’un lacet coloré.
Je suis toujours heureux quand je vois des enfants prolonger ce jeu ancestral. Je me revois posant avec mes adversaires nos billes dans le petit cercle dessiné comme un nombril parfait de son grand frère autour duquel nous nous placions tout fiévreux d’entamer la partie du siècle. Lorsque le maître frappait dans ses mains, le dernier à jouer se risquait dans un dernier pointage et nous dare-dare, nous ramassions nos billes tout en comparant notre butin personnel.
Toute partie s’abordait avec le plus grand sérieux et lorsque un copain était à court de munitions, nous l’invitions à piocher dans notre sac mais pas question de s’emparer de nos billes préférées.
Des années plus tard, je découvre le film «  un sac de billes » où le jeune juif Joseph reçoit son étoile jaune et l’échange avec un ami contre un sac de billes. La simplicité et l’innocence du geste me ramènent alors à cette même simplicité et cette même innocence qui animaient nos jeux d’enfants. Que ce soit les billes ou le foulard entre deux ou bien encore le jeu de la tomate qui, le dos des doigts en sang me valut le respect des grands de sixième, nos jeux étaient empreints d’un certain sens du courage, de l’audace et surtout du plaisir que j’allais prolonger des années durant avec mes petits élèves de maternelle. « Un frère est quelqu'un à qui on rend la dernière bille qu'on vient de lui gagner » dit Joseph Joffo. Ah si je pouvais retrouver ce temps béni où les victoires faisaient grandir les amitiés tout autant que les défaites….



mardi 2 juin 2020

Une promenade au parfum de Saint-Hubert




















Le bonheur est la motivation

2 juin


La motivation n'est pas une vitamine
Qui fait carence
Chez beaucoup d'élèves
C'est avant tout une incapacité
A donner, à faire don se soi


Une promenade au parfum de Saint-Hubert

Bien m’en a pris cette fin d’après-midi-là d’emmener ma chienne pour une promenade vide-tête dans la douce chaleur du mois de mai déjà finissant. Quelle ne fut pas notre surprise de voir là-devant nous comme en un mirage se dresser un magnifique jeune cerf quelque peu égaré dans cette forêt et, sans doute, à la fois perturbé et attiré par les premiers fauchages dans les près aux alentours. Fort heureusement, la chienne resta muette d’étonnement tandis que je préparais mon téléphone pour fixer cette singulière rencontre. Etonnament, le promeneur ne s’enfuit pas et se mit à nous toiser bien tranquillement nous invitant à faire de même. Quelques années auparavant, lors d’une promenade hivernale, nous avions connu presque la même en croisant un cerf adulte épuisé par une chasse à laquelle il avait sans doute miraculeusement échappé. Je me souviens combien il peinait dans la couche de neige freinant sa fuite et combien la surprise avait empêché le moindre aboiement de ma chienne aussi ébahie que moi.
Le jeune cerf s’est éloigné lentement me laissant encore le temps de l’admirer. Comme pour remercier notre respect à son égard, il nous a salués puis s’est glissé dans la forêt comme un acteur entre les rideaux. Quel spectacle ! Quel cadeau ! C’est là qu’on se dit que l’intuition était bonne. Quelques jours auparavant nous avions déjà partagé une belle rencontre avec maître Goupil et là le jeune Seigneur des forêts venu nous confirmer que la nature demeure un merveilleux palais où il fait si bon déambuler. Cette aventure magnifique m’a fait faire une bon de près de 12 siècles pour me rappeler l’histoire du Seigneur Hubert, chasseur invétéré dont le cœur allait être retourné par un cerf extraordinaire ! En ce qui me concerne le message divin fut bien silencieux mais empreint du sens que je lui donnerais. Désormais, bien davantage encore qu’auparavant, chacune de mes promenades s’éclairera d’un espoir de rendez-vous-même entre chien et loup pour en prendre plein les yeux, plein le cœur de ces sublimes rencontres dont j’aurai toujours grand besoin….


lundi 1 juin 2020

Mes garçons et mes filles, l'infini de ma famille


Le bonheur est la motivation

1 juin

Identifie tes difficultés
Sont-elles toutes dépendantes
De ton pouvoir ?
Faire la lumière sur tes états de route
Te permettra souvent
D'aller plus loin
De viser plus haut



 Mes garçons et mes filles, l’infini de ma famille

Couchez un 8 et il deviendra le symbole de l’infini. La Vie a fait de moi le papa 
de huit enfants. Six garçons magnifiques et deux filles merveilleuses et je 
m’en tiendrai à ces adjectifs de peur de faire de ce partage quotidien bien 
trop de pages à lire. Vous comprendrez combien je suis fier de cette 
descendance, ces huit branches de mon arbre Vie. Chacune d’entre elles 
prolonge l’une ou l’autre de mes forces, l’un ou l’autre de mes atouts et 
renvoie au plus profond de mes racines le moindre petit défaut. Chacune 


Clément et papy



 
     Corentin
              




Martin et les 4 générations







Loup et Marius


  Lilas






                                                                                                                       Aubry


                                                                           Rose

d’entre elles grandit à son rythme empruntant tantôt une voie solaire, tantôt 
une voie plus ombrée mais sait son tour d’entrée dans la lumière.
Bien entendu, je suis bien conscient que la paternité s'allie à la maternité que 
je salue avec le plus grand des respects et que je remercie de tout coeur.

Vous connaissez sans doute le conte arabe intitulé « l’enfant préféré ». 

« Un jour, un Calife posa à un homme très simple une question afin d’éprouver

 sa sagesse réputée. –on me dit que tu as de nombreux enfants. Veux-tu me 

dire lequel est ton préféré ? Et l’homme sage de répondre : celui que je 

préfère est le plus petit jusqu’à ce qu’il grandisse, celui qui est loin jusqu’à ce

 qu’il revienne, celui qui est malade jusqu’à ce qu’il guérisse, celui qui est 

prisonnier jusqu’à ce qu’il soit libéré, celui qui est éprouvé jusqu’à ce qu’il soit 

consolé. » 

Je pourrais ajouter:" celui qui est le plus faible jusqu’à ce qu’il se fortifie, 

celui qui est le plus obscur jusqu’à ce qu’il rayonne, celui qui est le plus inquiet 

jusqu’à ce qu’il devance, celui qui est le plus égaré jusqu’à ce qu’il trouve sa 

voie, celui qui est le plus solitaire jusqu’à ce qu’il trouve son âme sœur car oui, 

les enfants grandissent et demeurent tour à tour notre enfant préféré…et il 

y a tant de raisons comme autant d’étoiles et je fais vœu que ces branches là 

demeurent toujours unies et solidaires.

En ce qui me concerne, je suis un père comblé car je sais que je leur dois une 

énorme part de ma sagesse même si j’aime aussi leur renvoyer une part de ma 

douce folie et si j’ai à cœur de leur transmettre cette part de Joie qui 

saillait tant à maman. Bien entendu, je ne pourrais omettre de dire que mes 

deux filles occupent une place de douceur en mon cœur car leur venue au 

monde m’a infiniment comblé équilibrant quelque peu d’ailleurs ce symbole 

infini tout en lui donnant accès à cette part de féminité qui nourrit aussi les 

branches de notre arbre Vie. Lorsque je cours, il m’arrive souvent de réciter 

comme une litanie motivante leur prénom : « Clément, Corentin, Martin, Loup, 

Marius, Lilas, Aubry, Rose » ! J’y ajoute aussi les prénoms de mes petits 

fils : « Aubain, Raphaël » et j’y ajoute encore ceux d’en haut et d’autres d’en 

bas et croyez-moi…j’ai fait du chemin !

Mes garçons et mes filles, l’infini de ma famille ou l’infini de ma Vie. Voilà 

huit réussites sans appel qui m’invitent souvent à la projection. Imaginer 

l’arbre grandissant, florissant, prospérant dans la force et la bienveillance 

n’est-ce pas le plus bel avenir qui se dessine là ?

Je me sens tellement bien là dans ce rôle, tellement bien en accord avec les 

grandes familles qui ont construit mon arbre, tellement bien en lien avec les 

valeurs qui coulent comme une sève généreuse des pieds à la tête, de la tête 

aux pieds, tellement bien avec cet infini.

Je ne peux que me réjouir quand je vois ce que chacun fait de sa part de moi-

même élevant un peu plus haut et ce, en toute humilité la cime de l’arbre. 

Mes garçons et mes filles, l’infini de ma famille et moi qui remercie pour ce 

voyage inouï…





dimanche 31 mai 2020

André sans fermer la porte





Le bonheur est la motivation

31 mai

Mettre la main à la pâte
C’est ce qui manque à l’école
Tout comme mettre le pied à l’étrier
L’élève est trop souvent encore
Considéré comme un cheval de bât
Henni sois celui qui mal y pense


André sans fermer la porte

La vie est faite de rencontres et de retrouvailles au carrefour des cheminements colorés d’amitié, de passions communes, de rêves, de projets, de partage. L’envie de partager avec vous quelques parts de ce gâteau de Vie m’invite à vous parler de mon ami André Borbé. Nous nous sommes rencontrés la première fois en 1993 autour de la chanson pour enfants via l’association « autre chose pour rêver » que j’avais rejointe après un long voyage à la rencontre d’artistes oeuvrant tant dans le théâtre que dans la chanson. Ce voyage aboutira , en 1994 sur la création de mon asbl « CléCoMarix » qui sera ma porte entrée officielle dans l’univers artistique professionnel. L’année précédente, André avait remporté le concours de la chanson pour jeune public et sortit rapidement son premier CD « le secret de Cécile » un voyage dans le monde de la différence. Je ferai le même voyage bien des années plus tard en créant avec mes petits élèves et des résidents du Centre St Lambert de Bonneville et Pascal Hanson le spectacle « Lola et Lalo Différence ».
En 1993, les chansons de ce premier CD d’André tournaient en boucle dans ma classe maternelle. André est aussi instit maternel de formation. Pour lui la chanson fut le chemin au soleil et pour moi ce fut le théâtre. Ce premier opus, je le considérais déjà comme un petit chef d’œuvre et devinais la machine qui se mettait en marche, une machine bienveillante, débordant de créativité et d’énergie. « Dans la forêt tout l’monde rit à se fendre la bouche, le loup a peur du chaperon rouge… »…André lançait ainsi son nouveau conte de Vie qui dure et grandit merveilleusement. C’est que notre petit homme peut s’entendre dire à l’instar d’Hugues Aufray que la jeunesse n’a pas d’âge. Cet éternel adolescent se glisse dans les groupes qu’il anime avec l’aisance du poisson dans l’eau, de l’oiseau planant tranquillement mais pas de doute quand il a quelque chose à dire non seulement, il le dit mais il le chante et même l’écrit car bien évidemment, l’artiste compte plus d’une corde à son arc.
« André sans fermer la porte » cela veut dire entrer dans son univers sans cloison. L’homme ne recule devant rien et nourrit sa créativité d’actes en actes, d’œuvre en œuvre, de voyage en voyage car la route étire aussi sa vie.
J’aime son univers et ai déjà connu la joie d’animer avec lui. Quand deux artistes se rencontrent les ondes sont souvent très bonnes et la bienveillance amplifie le partage. J’avoue être très fier de compter parmi ses amis et de le compter parmi les miens. J’espère que nos chemins se croiseront régulièrement pour des pauses pose-baluchons et tant de choses à partager. J’adore les vrais passionnés par la Vie et surtout leur cheminement basculant entre destin et hasard. Ce sont des artisans qui avancent dans la vie le bonheur comme une fleur aux dents.
Le métier d’instit maternel est tellement enrichissant tant il offre la possibilité de déployer tous ses talents : dessin, théâtre, chant, musique, conte et j’en passe ! Il ouvre au public le plus exigeant qui soit : les enfants. Une exigence juste car, on ne le répètera jamais assez et comme le disait si bien Janusz Korczak : « Vous dites : c’est épuisant de s’occuper des enfants. Vous avez raison. Vous ajoutez : parce que nous devons nous mettre à leur niveau. Nous baisser, nous pencher, nous courber, nous rapetisser. Là, vous vous trompez. Ce n’est pas tant cela qui fatigue le plus, que le fait d’être obligé de nous élever jusqu’à la hauteur de leurs sentiments. De nous élever, nous étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre. Pour ne pas les blesser… »
Ce métier est d’une exigence folle mais tellement gratifiant quand vous le vivez à fond la caisse de résonance d’une guitare complice.
André, c’est aussi un sacré bosseur ! Certes, ce temps de confinement aura quelque peu malmené son agenda mais son optimisme est inusable et je sais qu’il rebondira exécutant une étonnante pirouette empreinte de malicieuse créativité.
André, c’est aussi une belle plume ! Un artisan de belles histoires à dévorer au coin du feu. Il voyage entre l’école et l’opéra, entre spectacle et animation, entre chœurs d’enfants et cœurs d’adultes. Toute porte à ouvrir est pour lui comme une aubaine pour libérer ses talents et sa belle modestie. Il est clair qu’il doit, comme je le suis sans doute parfois, être un peu zinzin mais à chaque fois, c’est une joie de le revoir, les yeux pétillants de Vie, d’envie et d’énergie. « André sans fermer la porte » car le cœur reste ouvert et accessible. C’est un professionnel de l’amateurisme comme je les aime soit un artisan qui aime chacune de ses tâches. Il s’aventure en enfance, en adolescence et en adulescence avec le même respect et la même envie de comprendre et d’être compris. C’est un artiste ! Un vrai !
« André, la porte est ouverte », c’est une invitation à le suivre, à partager ses aventures, ses périples et ses créations. C’est une invitation à la simplicité et l’authenticité, là où sillonnent les vraies amitiés et les grands hommes !
"Brille 
La belle incandescence
 Et non L'enfer ce n'est pas l'autre 
Mais oui
C'est ce qui nous rassemble
Le feu fou de nos utopies
Se voit dans nos pupilles..."
                                       les yeux plus grands

Le plus beau des saluts à toi mon ami!


samedi 30 mai 2020

Les petits voyages d'esprit mangent les grands inutiles





Le bonheur est la motivation

30 mai


L’école ne joue pas assez
Le jeu de la coopération
C’est pourtant l’avenir d’un pays
Qui s’y forge
Une nation solidaire
Est plus forte et plus belle
A toi de lancer les dés !



Les petits voyages d’esprit mangent les grands inutiles

Je pourrais vous parler de méditation ou de vidange de la pensée tant je sais le plaisir intense d’aborder la page blanche l’esprit serein. De plus en plus, les escapades natures me confirment qu’au-delà de porter nos têtes parfois trop bien pensantes, nos corps ont fort à faire en éprouvant nos neurones qui prennent tant de temps, encore, parfois, à s’engager pleinement dans l’instant présent. Des pensées nous obsèdent, souvent celles attachées à notre univers de travail, souvent celles ancrées à un passé immuable mais où plonger nous fait du bien mais pas que….
Les petits voyages d’esprit mangent les grands voyages inutiles car, il est vrai qu’il ne faut pas toujours aller loin pour se déconnecter du train-train quotidien ou d’une fatigue accumulée qui vient mourir dans un week-end commençant. Pourtant loin de moi d’écarter tout voyage plus lointain car mon corps et mon esprit savent pertinemment qu’il est des cieux plus éloignés qui me requinquent pour de longs mois en quelques jours. Ainsi, je sais que dès que possible je retournerai dans le Gers me baigner dans la quiétude et l’amitié. Ainsi, je sais que les parfums de la mer du Nord m’appellent dans le plaisir de revoir toutes nos photos souvenirs…parfum d’huile solaire, de gaufres, de mer et de vent salés et de temps d'images d'enfance.
La tête et le corps s’accordent vite pour créer une certaine accoutumance à ces escapades au grand air et nos forêts appellent au rayonnement. Il y a tant à découvrir et quel bonheur de s’alléger de toute pression si souvent artificielle. On quitte le trafic des actions répétées, le trafic des difficultés, des émotions épuisantes, des partages pénibles même si on parvient à être de moins en moins éponge on n’en reste pas moins humain. Mes petits voyages nourrissent aussi mon imagination et favorisent ma bonne humeur et lorsque parfois je pousse mon corps à l’effort alors, à souhait, mon esprit va puiser la motivation à la source de l’Essentiel.
Enfin, il serait idiot de négliger les voyages immobiles car ils sont souvent les voiles protégeant nos rêves et leurs significations. Vivre l’instant présent et s’ouvrir corps et âme à toute sensation, à toute intuition et nous voilà, faisant vraiment partie du monde et nous voilà vraiment enfant de l’univers tournés vers notre ciel empli de notre Essentiel. Et ce qui est merveilleux, c’est que ces petits voyages de tête, de corps et surtout de jambes sont, non seulement gratuits et non polluants, ils sont surtout parfumés de liberté, de vraie, de grande liberté et ça c’est déjà atteindre le nirvana des nirvanas ! C’est par où ? C’est par toi !


vendredi 29 mai 2020

Un petit prince renardant




Le bonheur est la motivation

29 mai


As-tu déjà constaté
L’opiniâtreté de Dame Nature ?
Une graine portée par le vent
Donnera un arbre au milieu des pierres
Ainsi tels des arbres
Tous les hommes
N’ont pas les pieds bien ancrés
Mais leur tête cherche le vent
Comme tu cherches ta route
Ignorant d’où tu viens


Un petit prince renardant



Le premier livre conséquent à lire que me transmit ma maman fut « le Petit Prince », l'oeuvre incontournable d'Antoine de Saint-Exupéry. Une histoire qu'elle adorait dramatiser avec ses petits élèves et avec laquelle j'allais cheminer bien plus que je ne le croyais quand bien des années plus tard, je déclinai toute la poésie en aquarelles et autres poèmes que je voulais aussi simples que ne l'était le langage de ce livre qui pourrait être la petite Bible des enfants.
Il y a peu, le personnage s'est de nouveau associé à mon parcours d'âme et de coeur et ce, lorsque maman s'est envolée dans cet univers d'étoiles, là où les grandes personnes s'accordent sans aucun doute avec leur enfant intérieur.
Puis, il y a quelques jours, je me lançai dans une marche très matinale grisé par le lever du soleil enchantant la campagne qui embrasse de plus en plus le hameau où, depuis dix ans, nous avons déposé nos bagages. Et là, au pied d'un arbre, dans une lumière que rendrait bien difficilement le plus talentueux des peintres, un renard tranquillement affairé à son petit déjeuner. Un moment divin qui m'autorise à le fixer tout en calmant la chienne pressée et éblouie.
« On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux »...Hé bien si vous voulez voir le renard, il vous faudra agrandir la photo ou me faire confiance car à l'oeil nu, je le voyais bien mieux le goupil qui me fit sourire, me renvoyant dans les rayons du soleil à cette planète où je me suis si souvent posé pour dessiner, peindre, écrire, inventer. Cette planète où tant d'émotions ont nourri les fleurs et enraciné ce que je suis....
Le Petit Prince renardant c'est l'enfance rusant pour nous émouvoir et nous rappeler à la foule de nos rêves. Le Petit Prince renardant c'est le guetteur qui m'observe, qui voit comment je voyage,qui voit mes aventures, qui sait ce qui me nourrit, ce qui m'anime, ce qui m'emporte....
A vous aussi, je souhaite la douceur d'une petite planète, les couleurs d'une aquarelle unique et le voyage le plus merveilleux entre votre enfance et vous, dans l'enfance en vous....
Et s'il se peut tout de même que, parfois, les yeux voient ce que le coeur se refuse à regarder c'est tout simplement parce que le coeur aime à contempler, aime à prendre son temps, aime être apprivoisé et apprivoiser. La vie n'est-elle pas qu'une longue suite d'apprivoisements pour mieux nous apprivoiser nous-mêmes ?...
Ne nous éloignons jamais trop de nos rêves car il se peut parfois que pour des voyages aller  les voyages retour soient trop courts...alors,allons de l'avant désireux de découvrir le sens de notre voyage, demeurons des curieux, des insistants à faire perdurer tous les bonheurs...et le mouton dans sa boîte sera toujours tout à fait comme nous le désirions....




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26 mars 2020- 26 mars 2021 la boucle est faite!

  Le bonheur est la motivation 26 mars Tous capables ! Tous formidables ! Ne doute jamais De ce que tu peux apporter Aux autres Celui qui d...